Anciennes titulaires de la Chaire
Martha Jackman
Martha Jackman, B.A. (Queen’s), LL.B. (University of Toronto),
LL.M. (Yale), est une spécialiste du droit constitutionnel, domaine
auquel elle consacre une partie importante de sa recherche. Elle
s’intéresse également aux problèmes juridiques liés à la protection des
femmes et des groupes défavorisés. Sa carrière universitaire se poursuit
depuis 1988 à la Section de common law de l’Université d’Ottawa, où
elle a exercé des mandats divers : la direction du programme des études
supérieures pendant deux ans; la co-rédaction de la Revue Femmes et Droit;
les fonctions de vice-doyenne du programme français; et la Chaire
Shirley E. Greenberg pour les femmes et la profession juridique. Elle
publie principalement dans le domaine des droits socio-économiques ainsi
que de l'égalité et la Charte canadienne. Elle comparaît
régulièrement en matière de droit constitutionnel et de politique
sociale devant des commissions des droits de la personne, des
regroupements de juristes et de juges ainsi que des comités
parlementaires. Ses compétences sont recherchées en matière de
contentieux constitutionnel. Entre autres, elle a plaidé devant la Cour
suprême du Canada dans les affaires Eldridge et Chaoulli.
Elle est membre du Conseil de direction de l’Association nationale
femmes et droit et ancienne membre du Conseil de direction des Fonds
d’action et d’éducation juridiques des femmes ainsi que du Comité des
droits à l’égalité du Programme de contestation judiciaire du Canada.
Elle est la directrice universitaire d'un projet de cinq ans: « Repenser
la pratique en matière des droits humains à la lumière du nouveau
paradigme des droits sociaux » entrepris grâce à une subvention d'un
million de dollars octroyée par le Conseil de recherche en sciences
humaines (programme des Alliances de recherche universités-communautés).
En 2001, elle a mérité la médaille Augusta Stowe-Gullen pour la
promotion sociale, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à
l'avancement de l'égalité des femmes. En 2007, on lui a décerné la
médaille du Barreau du Haut-Canada, un honneur attribué chaque année à
des juristes ayant grandement contribué à la profession.
Elizabeth Sheehy
LL.B. (Osg.H.), LL.M. (Col.), docteure honoris causa, Barreau du Haut-Canada, membre du Barreau de l’Ontario, professeure titulaire
Elizabeth Sheehy, LL.B. (Osgoode 1981), LL.M. (Columbia 1984), LL.D. (BHC 2005), a été engagée à la Faculté de droit en 1984 en qualité de professeure adjointe et promue ensuite en tant que professeure titulaire en 1995. Tout au long de sa carrière universitaire, elle a enseigné le droit pénal et la procédure pénale, et un cours sur les femmes et le droit ou sur les femmes et la profession juridique. Elle a de façon occasionnelle enseigné un cours de niveau avancé en procédure pénale et en responsabilité délictuelle et l’étude approfondie de la responsabilité délictuelle et du droit des contrats. Elle a été titulaire de la Bourse professorale Shirley Greenberg pour les femmes et la profession juridique entre 2002 et 2005. Elle a reçu une subvention ordinaire de recherche du CRSH pour mener des travaux de recherche portant sur l’acquisition et l’analyse de transcriptions de procès de femmes victimes de violence conjugale accusées du meurtre de leurs conjoints.
En collaboration avec la professeure Jennie Abell, la professeure Sheehy a publié, chez Captus Press, deux volumes d’un recueil de jurisprudence en matière de droit pénal et de procédure respectivement intitulés « Criminal Law and Procedure: Cases, Context and Critique » et « Criminal Law and Procedure: Proof, Defences and Beyond » qui sont utilisés dans plusieurs facultés de droit. La professeure Sheehy a rédigé des articles sur le droit pénal en rapport avec les femmes, la Charte, et la responsabilité délictuelle. Elle a également collaboré en qualité de conseillère auprès du ministère de la Justice sur des questions touchant les femmes en droit pénal, auprès du Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes (LEAF) relativement à plusieurs causes et auprès de l'Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry (ACSEF) dans le cadre de l’étude sur la légitime défense de l’honorable juge Lynn Ratushny, et, par le biais du Policy Implementation Assistance Program (ACDIA), avec le Comité des affaires sociales de l’Assemblée nationale du Vietnam sur sa législation en matière d’égalité des sexes. Elle s’est rendue en Afrique du Sud au cours de l’automne 2006 afin de participer à une analyse de 15 ans sur les droits constitutionnels des femmes au Canada et en Afrique du Sud.
Sa plus récente publication est un livre, rédigé en collaboration avec la professeure Sheila McIntyre, intitulé « Calling for Change: Women, Law and the Legal Profession », que les Presses de l’Université d’Ottawa ont publié en 2006. Elle a en outre publié un recueil de textes en hommage à Madame la juge Claire L'Heureux-Dubé, de la Cour suprême du Canada intitulé Adding Feminism to Law: The Contributions of Justice Claire L'Heureux-Dubé (Toronto, Irwin Law, 2004) et un double numéro spécial du Osgoode Hall Law Journal intitulé Mandatory Minimum Sentences: Law and Policy (2001).
Sanda Rodgers
La professeure Sanda Rodgers, B.A., LL.B., B.C.L., LL.M., a occupé les fonctions de doyenne de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa; elle a également été titulaire de la Bourse professorale Shirley Greenberg pour les femmes et la profession juridique, lauréate du prix de la Women Lawyers Association pour sa contribution exceptionnelle à la profession juridique et du prix voté par les femmes d’Ottawa pour sa contribution exceptionnelle à l’égalité entre les sexes. Elle a été élue conseillère du Barreau du Haut-Canada en 2000. Professeure Rodgers est une spécialiste du droit de la santé au Canada, en particulier de la santé en matière de reproduction. Elle a exercé les fonctions d’arbitre en vertu de l’entente Grandview dans les dossiers mettant en cause l’Ontario et le groupe des survivantes et survivants de Grandview et celles d’arbitre seule dans le dossier des indemnisations pour l’école Sir James Whitney pour personnes malentendantes. Elle a été commissaire à la Commission de réforme du droit de l’Ontario et consultante pour la Commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction et la Commission Krever sur la confidentialité des renseignements en matière de santé, entre autres. Elle a également été membre du conseil de direction du Programme de contestation judiciaire. En tant que doyenne, la professeure Rodgers s’est efforcée d’offrir une formation juridique qui mette en valeur les principes et les exigences de l’égalité et d’appliquer les principes féministes à la prise des décisions administratives, un sujet approfondi dans ses écrits. Elle aborde aussi dans sa recherche et son enseignement le thème de l’égalité des femmes sur le plan de la reproduction dans le contexte de la Charte canadienne. Elle a aussi écrit de nombreux textes sur la question de la violence sexuelle dans le contexte des soins de santé.
