Bienvenue aux honorables juges Michael Moldaver et Andromache Karakatsanis
Suivant sa tradition de célébrer la nomination de nouveaux juges à la Cour suprême du Canada, la Faculté de droit a offert une réception de bienvenue en l’honneur des juges Michael J. Moldaver et Andromache Karakatsanis le 28 janvier 2012. Les neuf juges de la Cour suprême ont tous assisté à l’événement.Les deux nouveaux juges ont été nommés le 17 octobre 2011, pour combler les postes laissés vacants par les juges Ian Binnie et Louise Charron (1975), qui ont quitté à la fin du mois d’août 2011. Les juges Moldaver et Karakatsanis sont les septième et huitième juges de la Cour suprême du Canada auxquels la Faculté de droit souhaite officiellement la bienvenue.
À l’arrière, de gauche à droite : le doyen Sébastien Grammond, le doyen Bruce Feldthusen,
l’honorable Marie Deschamps,l’honorable Marshall Rothstein, l’honorable Rosalie Abella,
l’honorable Morris Fish, l’honorable Louis LeBel
Première rangée, de gauche à droite : l’honorable Michael Moldaver,
la très honorable juge en chef Beverley McLachlin, l’honorable Andromache Karakatsanis,
l’honorable Marie Deschamps,l’honorable Marshall Rothstein, l’honorable Rosalie Abella,
l’honorable Morris Fish, l’honorable Louis LeBel
Première rangée, de gauche à droite : l’honorable Michael Moldaver,
la très honorable juge en chef Beverley McLachlin, l’honorable Andromache Karakatsanis,
l’honorable Thomas Cromwell
« Je suis désolé que seulement neuf des juges aient pu venir aujourd’hui, de dire en souriant le doyen Bruce Feldthusen dans ses propos d’introduction. Notre réception est une tradition qui a commencé en 2002, avec la nomination de madame le juge Marie Deschamps, et nous avons pu souhaiter la bienvenue à tous les nouveaux juges qui ont été nommés depuis. Selon la tradition établie par le Juge en chef et les autres juges de la Cour suprême, nous savons que les nouveaux juges, comme leurs collègues avant eux, rendront souvent visite à notre faculté, apportant leur expérience et le prestige de leurs fonctions à la formation juridique offerte à l’Université d’Ottawa. L’événement d’aujourd’hui a pour but de vous assurer que vous êtes toujours les bienvenus dans notre faculté et que vous pouvez l’adopter comme étant la vôtre pendant votre séjour ici à Ottawa. »
la très honorable juge en chef Beverley McLachlin
Comme dans les précédentes cérémonies de bienvenue, la très honorable juge en chef Beverley McLachlin a présenté ses nouveaux collègues et a elle-même prononcé quelques mots de bienvenue. « Au fil des ans, j’ai moi-même appris à apprécier énormément les liens qui existent entre la Cour suprême du Canada et l’Université d’Ottawa. Je sais que les juges Moldaver et Karakatsanis sont très heureux d’être ici ce soir. De fait, c’est la première fois que nous les laissons sortir de l’édifice de la Cour suprême depuis leur assermentation, il y a quelque temps déjà. Alors, pour eux, c’est en quelque sorte une vraie sortie. »
l’honorable Michael Moldaver
Le juge Moldaver a été reçu au barreau en 1973 et a consacré beaucoup de temps, au début de sa carrière, au droit pénal. Il a enseigné à Osgoode Hall, avant d’être nommé à la Cour suprême de l’Ontario en 1990. Il a par la suite, en 1995, été nommé à la Cour d’appel de l’Ontario, où il est demeuré jusqu’à sa récente nomination à la Cour suprême.
l’honorable Michael Moldaver
« Je suis très honoré d’être ici, a déclaré le juge Moldaver. La Faculté de droit de l’Université d’Ottawa est l’une des meilleures facultés au pays. Elle est mondialement reconnue pour son corps professoral, ses normes élevées et sa tradition d’excellence. Tous ceux qui sont ici présents ce soir, étudiants et professeurs, ont raison d’être très fiers. » En s’adressant aux étudiants présents, le juge Moldaver leur a offert quelques perles de sagesse : « Votre réputation est votre bien le plus précieux. Que votre parole soit votre garant; que l’honnêteté et l’intégrité soient vos guides; le reste, je vous l’assure, tombera en place tout seul. Et pour ceux d’entre vous qui se disent, en me regardant : “J’aimerais être à sa place”, laissez-moi vous assurer qu’en vous regardant, c’est moi qui aimerais être à votre place! Le message est donc : soyez vous-mêmes. Profitez du moment et de ce que vous avez. Toute votre vie devant vous et chacun d’entre vous a la possibilité de faire beaucoup de bien. Je parle des petites choses qui, en général, ne se remarquent pas. Je parle ici de petites mesures qui peuvent faire une grande différence dans la vie des gens. Je veux dire aider les petites gens qui ont été tyrannisées par des personnes plus puissantes et les moins fortunés. »
l’honorable Andromache Karakatsanis
Madame la juge Karakatsanis a été élevée à la magistrature en 2002, lors de sa nomination à la Cour supérieure de justice de l’Ontario. Avant cette nomination, elle avait eu une longue carrière dans la pratique privée et dans le secteur public, entre autres des mandats en tant que secrétaire au Secrétariat des affaires autochtones de l’Ontario (1995-1997), sous-procureure générale (1997-2000) et greffière du conseil exécutif et secrétaire du cabinet (2000-2002).
l’honorable Andromache Karakatsanis
« Il y a plus de trois décennies que j’ai terminé mes études de droit, a dit madame la juge Karakatsanis, et je n’avais aucune idée de ce que me réservait l’avenir. Je dois vous avouer que, lorsque j’étais étudiante en droit, je n’aimais pas le droit. Ce n’est qu’après avoir quitté la Faculté que j’ai commencé à reconnaître que j’avais acquis une nouvelle manière de penser, un cadre d’analyse qui était une formation extraordinaire, peu importe la carrière que j’allais choisir. Ma passion pour le droit s’est développée avec le temps, à mesure que je saisissais à quel point le droit façonne fondamentalement notre société, nos valeurs, nos relations les uns avec les autres et nos relations avec l’État. Il définit le tissu même de notre société. Lorsque je réfléchis aux trois décennies de ma carrière juridique variée, il en ressort une vérité : la primauté du droit est la pierre angulaire de notre société libre et démocratique et de notre style de vie en tant que Canadiens et Canadiennes. C’est la primauté du droit qui nous permet de vivre ensemble en toute liberté et en harmonie. Nous tenons souvent ce fait pour acquis – même les étudiants en droit – mais je crois que c’est ce qui fait du Canada l’envie du monde entier. »
Avant d’inviter les participants à passer à l’Atrium Tsampalieros, où les étudiants et les diplômés présents ont pu parler personnellement aux juges en prolongeant la soirée, le doyen de la Section de droit civil, M. Sébastien Grammond, s’est fait le porte-paroles de tous les étudiants et professeurs présents, en disant : « Nous avons beaucoup de chance d’être si près de la Cour suprême et nous sommes très honorés du fait que les juges de la Cour acceptent volontiers nos invitations. »
