Droit international

La professeure Debra Steger sur les ondes de CPAC pour discuter de sécurité transfrontalière

La professeure Debra Steger a participé le 7 juin 2009 à une table-ronde à l’émission « Goldhawk en direct » sur la chaîne d'affaires publiques par câble, CPAC, afin de discuter des enjeux entourant la sécurité transfrontalière entre le Canada et les États-Unis, ainsi que les problèmes engendrés par la clause « Buy America » du plan de relance américain.

dsteger.jpgLa professeure Steger se trouvait en compagnie de Jean-Michel Laurin, vice-président des affaires mondiales des Manufacturiers et exportateurs du Canada; Sandra Pupatello, ministre du Commerce international et de l’Investissement de l’Ontario; et Scotty Greenwood, directrice exécutive du Conseil des affaires canado-américaines.

Ces spécialistes ont discuté de l’obligation pour les Canadiens de présenter depuis le 1er juin un passeport ou un document sécuritaire à leur entrée aux États-Unis et des effets possibles de cette nouveauté sur le commerce entre les deux pays. Comme l’a mentionné la professeure Steger pendant l’émission, « cette frontière a été très ouverte pendant de longues années. Nous avons tant de gens et de marchandises qui passent la frontière qu’elle devrait restée aussi accessible que possible. En plus du commerce, a-t-elle ajouté, ces restrictions représentent un problème pour le tourisme; le tourisme provenant des États-Unis est en déclin. Puisque peu d’Américains possèdent un passeport, cela va gêner le tourisme, en plus du mouvement des biens et des personnes en général.

La professeure Steger estime que les solutions peuvent provenir du gouvernement canadien. Selon elle, « le gouvernement fédéral devrait être beaucoup plus ferme et rigide quand il fait affaire avec les États-Unis et essaie d’exercer des pressions sur les autorités américaines. Le problème est que la clause « Buy America », est du ressort fédéral; et c’est le gouvernement fédéral américain qui distribue l’argent aux municipalités et aux états. » Les membres de la table-ronde s’entendent pour dire que la vraie solution se trouve dans un changement d’attitude au sein de la Maison blanche et de son administration. En d’autres mots, la sécurité n’a pas besoin d’être acquise au détriment du commerce.

La professeure Steger était avocate générale pour le Tribunal canadien du commerce extérieur, notamment pendant la création de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Elle était également une architecte de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en tant que négociatrice principale pour le Canada durant des négociations du cycle de l’Uruguay.

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Last updated: 2009.12.15