Droit international
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3e édition du Cours en droit international humanitaire

47 étudiants, fonctionnaires, juristes et membres d’organisations non gouvernementales ont partagé du 31 mai au 5 juin 2009 la même salle de classe pour la 3e édition du cours intensif en droit international humanitaire, le DIH, offert par la Faculté de droit, le Centre de recherche en d’enseignement sur les droits de la personne et la Croix-Rouge canadienne.

Ces personnes provenant d’un bout à l’autre du Canada et même des États-Unis sont venues apprendre les fondements du droit international humanitaire et ont été appelés à mettre leurs connaissances en pratique en s’attaquant à des cas hypothétiques.

L’enseignement était prodigué par plusieurs professeurs de la Faculté dont Amir Attaran, Nicole LaViolette et Pacifique Manirakiza, de même que Joseph Rikhof  qui dispense le cours de droit pénal international. Plusieurs experts de grande renommée ont également accepté l’invitation de l’Université à venir y faire des présentations dont Marco Sassoli, professeur à l’Université de Genève et président du conseil de l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains et René Provost, directeur-fondateur du Centre sur les droits de la personne et le pluralisme juridique de l’Université McGill.

La composition du groupe d’étudiants crée une dynamique intéressante puisque venant de différents horizons, chacun apportait une perspective différente. « Je suis complètement fasciné, a déclaré Me Marc-André Dionne du service juridique de l’ACDI pour le ministère de la Justice du Canada. Le partage que nous avons à l’intérieur des groupes de travail nous donne un aperçu des intérêts et des préoccupations de chacun, qui est beaucoup plus large que celui des juristes. »

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Il a sûrement raison si vous tenez compte de la discipline universitaire ou du travail de chacun des participants. Par exemple, Olivia Heaney de l’Université Memorial à Terre-Neuve fait en ce moment une maîtrise en littérature anglaise. Sa thèse porte sur la représentation des enfants dans la littérature contemporaine de l’Irlande du Nord. Elle s’est intéressée à ce cours en raison des guerres civiles qui ont déchiré ce pays, particulièrement dans la seconde moitié du 20e siècle. « Vous ne croiriez pas que le droit international humanitaire s’applique, mais une chose est vraie, les conflits armés internationaux ont un impact même dans les guerres civiles, selon la puissance et l’importance des groupes rebelles. Et je trouve que ce cours est très intéressant de ce point de vue-là. » 

Le cours a aussi attiré deux employés de la Croix-Rouge américaine. Harley Jones, directeur des services d’urgences à Peoria en Illinois, estime qu’il possède maintenant beaucoup plus d’outils sur ce sujet qu’il pourra partager avec ses concitoyens. Il estime qu’il pourra leur dire « Voici les questions que les experts débattent en ce moment et qui dans quelques années seront au premier plan du DIH. » Sa collègue Alicia Guajardo du siège social de la CRA ajoute : «  D’une certaine façon, c’est très réassurant de constater que même les experts débattent de ces question. Ce n’est pas toujours noir et blanc. »

Les participants ont reçu à la fin du cours un certificat d’attestation et pour ceux qui faisaient partie du corps étudiant, trois crédits supplémentaires à leur dossier.

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Last updated: 2009.12.15